Le combat chez le stoïque Sénèque

En lisant les Lettres à Lucilius de Sénèque, on peut y lire des choses intéressantes en matière de combat et de la vie en général.

Le texte est dans la lettre numéro 13.

Voici ce que l’on peut y lire :

Il se peut que l’athlète apporte à la lutte un grand et enthousiaste élan, s’il n’a jamais reçu de bleu. Mais celui qui a vu son sang, dont les dents ont craqué sous les coups de poing ; celui qui, recevant un croc-en-jambe, a eu à porter tout le poids de l’adversaire, qui, abattu n’a pas vu s’abattre son courage, qui, à chaque chute, s’est relevé, plus opiniâtre, celui-là se présente avec un grand espoir au combat.

Ce texte a presque 2000 ans et il est pourtant d’une limpidité totale.

Sénèque nous présente le plus simplement possible le fait que « la véritable force d’âme […] passe à l’épreuve ».

Les difficultés nous endurcissent. Mais, les difficultés et les épreuves sont également nécessaires pour qui souhaite confronter son art ou ses connaissances.

Comment prétendre qu’on maîtrise quelque chose sans, parfois, se mettre en danger face à plus fort que soit ?

Il ne s’agit pas que de combat, d’art martial, de boxe et de self défense ici. Ce dont il est question chez Sénèque c’est de toute compétence, y compris professionnelle.

Ne manquons dont pas d’y prêter attention : on reconnaît les grands maîtres aux difficultés qu’ils arrivent à surmonter.

Rédigé par Nicolas L. pratiquant dans le club d'eskrima et de self défense à Besançon Publié en juillet 2019.

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